Le permis, d'abord
Avant d'abattre un arbre sur un terrain privé à Sherbrooke, il faut un permis ou certificat d'autorisation. Les frais sont modiques (25 $ en juillet 2026), avec des exceptions prévues au règlement 1202sur les permis et certificats. Le dépôt se fait sur rendez-vous, à prendre au moins 24 h à l'avance, dans l'un des points de service de la Ville.
« Abattage » veut dire plus que couper
C'est la particularité de Sherbrooke, et le piège dans lequel tombent bien des propriétaires. La réglementation assimile à un abattage :
- la coupe de l'arbre, évidemment;
- l'émondage de plus de 50 % de la cime ou des racines— l'étêtage sauvage est donc un abattage déguisé;
- l'injection d'un produit nocif;
- les incisions de l'écorce (l'annélation qui tue à petit feu);
- un remblai de plus de 10 cm sur les racines.
La logique est simple : tout ce qui condamne un arbre équivaut à l'abattre. Une taille faite selon les règles de l'art — celle qu'exécute un arboriculteur certifié — reste très loin de ces seuils et ne demande pas de permis.
Les arbres de rue ne sont pas les vôtres
Les arbres situés dans l'emprise publique(entre la rue et votre terrain, même devant chez vous) appartiennent à la Ville et relèvent d'elle seule. On n'y touche pas, on la contacte.
Ce que risque un abattage sans permis
Tout abattage contrevenant au zonage est passible d'amendes, et les dossiers de coupes multiples ont récemment coûté des dizaines de milliers de dollars à leurs auteurs en Estrie. À côté, le permis à 25 $ et quelques jours d'attente sont un excellent investissement.
Notre rôle
Diagnostic honnête, photos, justification, avis d'expert si la Ville le demande : on monte le dossier avec vous et on attend le permis avant de couper. Ensuite, place au démontage contrôlé, à l'essouchage au besoin, et au terrain rendu net. Voir aussi notre guide des règlements municipaux en Estrie.
